mardi 20 février 2018

Une expression par jour # 51

L'expression du jour (à placer dans une phrase ou un petit texte) :

Sous toutes réserves (loc. adv. 1580)
Sans aucun engagement
L'expression s'est spécialisée en droit au XIXè siècle


Dans l'après-midi, mon second fiston est passé chercher les clefs afin de se connecter à la maison. Mouais, il a mal géré ses finances et du coup son téléphone et connexion internet sont coupés... J'ai tenté à la fois de le réconforter et de le sermonner un peu... sous toutes réserves. On a tous été jeunes et insouciants...

365 jours en 2018 avec Flow # 51


Voilà !
Il y a les bons élèves, les virtuoses,
et puis ceux qui massacrent...

lundi 19 février 2018

Une expression par jour # 50

L'expression du jour (à placer dans une phrase ou un petit texte) :

Revenir de loin
réchapper d'un grand danger, d'une maladie, etc.

Hier, j'ai été triste d'apprendre le décès brutal  de Didier Lockwood. C'est un artiste que j'ai vu à plusieurs reprises, que ce soit au début des années 80 lorsque je vivais à Paris, ou ici car il est venu dans notre ville.
J'ai notamment souvenir du trio qu'il a formé un moment avec Philip Catherine et Christian Escoudé, ce récital était extraordinaire ; chacun avait sa personnalité mais ils savaient jouer ensemble avec une complicité déconcertante. J'ai toujours le 33 tours du live. 
Merci à lui pour tout ce qu'il nous a offert avec générosité lors de ses moindres prestations.
On peut revenir de loin avec le cœur, mais lui aura été instantanément emporté...




365 jours en 2018 avec Flow # 50


Cycle 13, 1886è jour


Un lundi gris, un lundi pluvieux, un lundi triste...

dimanche 18 février 2018

Résolution(s) de la semaine # semaine 7

- Tenir les diverses rubriques commencées avec enthousiasme le 1er janvier

- Me tenir à LA résolution de mon grand-père maternel : lire chaque jour un mot dans le dictionnaire.

Mots de la semaine :
Jour 1 : acroupetons (adv.) accroupi, se dit pour posture de ceux qui sont assis sur leurs talons ou appuyés sur leurs pieds avec le corps plié, presque assis par terre.
Jour 2 : affistolure (n.f.) raillerie, tromperie, persiflage
Jour 3 : agrumes (n.m.pl) nom collectif des oranges, citrons, mandarines et autres fruits du même genre.
Jour 4 : aigrefin (n.m.) homme qui vit d'escroqueries, de procédés indélicats.
Jour 5 : aigue-marine (n.f.) pierre semi-précieuse transparente et bleue (aigue veut dire bleu)
Jour 6 : ailloli (n.m.) mayonnaise à l'ail
Jour 7 : aiguarolle (n.f.) ampoule, "petite enflure pleine d'eau".

- Choisir chaque semaine une ou des idées dans les bouquins suivants : "invitation à la lenteur", "l'art de la simplicité", "Mon coach bien-être", "cahier d'exercices pour aller à l'essentiel" et dans des revues "Kaizen", "Flow", "Calme", "Respire", ou "Happinez".
Y réfléchir, en appliquer certaines.


Cueillette de cette semaine :

- Je ne peux pas toujours publier les textes pour l'Agenda de l'apprenti écrivain pour diverses raisons...

- Trouver de nouveaux sujets de photos

- Les jours rallongent, faire davantage de vélo et faire plus souvent la marche rapide.

Conte du lundi # 96

Pour voir le texte de chacun d'après l'image ci-dessous, clic sur  Lakévio


couloumy annefrancoise 5
 Anne-Françoise Couloumy



Mon texte (en très grande partie réel) :

La première fois que j'ai gravi ces marches, c'était en serrant fort dans ma main des clefs. Mes clefs. Mes premières clefs.
2 jours avant, j'avais emprunté le bel escalier, large et aux marches recouvertes d'un épais tapis rouge maintenu par des barres dorées étincelantes. La gardienne, qui me précédait, m'a désigné une porte en disant "c'est là" et elle est repartie.
J'ai appuyé sur la sonnette et peu après, une dame a ouvert. Elle avait un visage sévère mais aimable. Elle a crié :
- Mario ! c'est la jeune fille pour la chambre de bonne.
Lorsque son mari est arrivé, elle m'a demandé quelles études je faisais, quels étaient mes revenus, puis elle a déclaré :
- Je vais vous faire visiter.
Elle a pris un trousseau de clefs, ouvert une porte dissimulée derrière un rideau et nous nous sommes retrouvées dans la cage d'escalier. L'escalier de service que je devrai prendre.
Au 6è étage, j'ai découvert un palier faiblement éclairé par 2 vasistas. Un petit lavabo était installé près de la porte des toilettes. Les autres portes étaient celles des chambres de bonne. 3 seulement étaient louées, les autres servant de débarras aux propriétaires.
Ma petite chambre donnait sur la rue. J'avais même un balcon !
Et voilà, c'était mon premier chez moi. Un petit espace de 9 m² mais mon petit coin de paradis !
Je travaillais du lundi au vendredi, puis tous les soirs ainsi que le samedi, je fréquentais une Ecole. Ensuite, j'ai enchaîné sur la fac. Ces années d'études ne m'ont rien apporté d'autres que des connaissances. J'ai continué de travailler dans des bureaux. Sans regrets.
Comme mes propriétaires étaient satisfaits de moi, ils m'ont permis de rester après la fin de mes études.
Parfois, je m'arrêtais dans l'escalier, non pour reprendre mon souffle (les 6è sans ascenseur vous maintiennent en forme !) mais pour écouter de la musique. Car mes propriétaires étaient tous les deux musiciens. Il était pianiste, elle était violoniste. Un jour, ils m'ont invité à un concert où Monsieur présentait sa dernière élève promis à un avenir brillant. C'est la première fois que j'allais dans une vraie salle de concert !
Après avoir emménagé en couple dans un tout autre quartier, et dans un "vrai" logement avec tout le confort (toilettes, salle de bain, cuisine...) j'ai continué de prendre de leurs nouvelles. Un jour, en réponse à mes bons vœux du nouvel an, elle m'a annoncé que son mari était parti suite à une longue maladie. Plus tard, je suis allée lui rendre visite, elle m'a montré ses mains toutes déformées : elle ne pouvait plus toucher à son violon. 
J'ai demandé à repartir par l'escalier de service, en guise de pèlerinage. Rien n'avait changé, hormis le silence...